Désolé mais pas de krach à l’horizon… 2013/2014

Le par



Plus de vidéos sur l'immobilier avec la chaîne youtube Priximmo
> Cliquez ici <

Voici une analyse très sympathique de l’organisme Xerfi, un spécialiste des études économiques. Une fois de plus une bonne analyse, très intéressante à écouter même si elle n’entre pas trop dans le détail, elle revient sur certains points importants pour tenter de connaître la tendance pour 2013 et 2014.

Pas de forte baisse

J’ai déjà relayé plusieurs vidéo d’Alexandre Mirlicourtois sur le blog car ses analyses me semble neutre et pas influencée par des courants professionnels ou politiques. Le directeur des études de Xerfi, spécialiste de l’immobilier revient sur les perspectives pour le marché immobilier dans les années à venir. Et il revient notamment sur la probabilité d’un krach ou d’une forte chute des prix.

En résumé, Xerfi estime que les prix ne chuteront pas beaucoup et qu’un krach est à oublier (désolé les acheteurs). Comme le dit l’intervenant, beaucoup de personnes attendent une forte baisse pour eux mais aussi sur la base d’une correction qui peut sembler trop faible au regard de la progression en forte hausse entre 2000 et 2010.

Xerfi reprend les données d’Empruntis et revient sur les résultats de l’étude réalisée sur le portrait de l’acquéreur à Paris. Mais bon Paris est hors de prix et c’est bien connue. Quand même 56 m² pour 473000 euros, il faut être un peu fou pour devenir propriétaire à ce tarif. Parfois il suffit de juste franchir la barrière du périphérique pour obtenir mieux et moins cher. C’est vraie que les villes de banlieue sont parfois loin de l’ambiance BoBo de Paris mais bon la frime à ce tarif… ça vaut pas le coup je pense.

L’autre chiffre intéressant c’est le nombre d’années de revenus nécessaires pour acquérir en propre son logement, il est passé de 2,5 à 4,5 années depuis 2006. Donc logiquement pour retrouver la moyenne long terme, il faudrait une chute 37% des prix.

correction immobilier

Source Xerfi – La forte baisse est peu probable même si les chiffres sont favorables

Les raisons pour que la correction forte ne se fasse pas :

  • les taux sont très bas (3,37% en octobre 2012),
  • mais surtout les vendeurs ont tellement vu les prix monter qu’ils ne sont pas prêts à vendre,
  • et encore pour vendre à perte, il faut pratiquement être en état de faillite…
  • cqfd.

Regardez cette vidéo de quelques minutes très intéressante:

Pour voir toutes les vidéos… découvrez la chaîne Youtube !!!

Conclusion ?

Pas de forte chute des prix à venir même si personnellement je pense que les chiffres annoncés par Xerfi sont un peu optimistes au regard de la situation macro-économique. En outre, je pense que les taux remonteront d’ici quelques mois. L’OAT français est exceptionnellement bas au regard de la situation du pays. La dette française ne va pas se régler en quelques mois et le risque d’un échec face aux critères de désendettement est grand (cf mon topo sur la dernière dégradation de la note de la France et son excès d’optimiste sur ses prévisions de croissance).

Donc je continue de penser que les prix vont baisser de l’ordre de 5% à 10% en 2013 et de 5% en 2014. Cette baisse va s’inscrire dans un phénomène de long terme compte tenu de nombreux facteurs (les tau ne pourront que remonter, les jeunes ne seront pas prêts à payer le prix fort pour leurs ainés, les impôts vont croître fortement…).

10 réflexions au sujet de « Désolé mais pas de krach à l’horizon… 2013/2014 »

  1. Moi aussi, je suis d’accord avec l’idee que le niveau des taux va augmenter dans les mois a venir. Mais si vous faites un calcul il est preferable d’acheter avec des taux un peu plus eleves et des prix bas que l’inverse. De toute facon, meme avec des taux historiquement bas les prix restent tres eleves.

  2. L’article est intéressant mais si l’analyse est pertinente, il faut reconnaître qu’elle ne fait qu’écarter l’éventualité d’un krach immobilier, ce qui est déjà en soi rassurant. Or, si le marché reste en l’état, il faudra compter avec de nouvelles fermetures d’agences et d’intermédiaires en 2013, sans compter les pertes d’emploi dans le bâtiment et les travaux publics.
    Il est vrai que la situation est vraiment paradoxale avec des taux d’intérêt historiquement bas et des transactions en baisse constante.
    Sans une volonté forte et une intervention des pouvoirs publics, il est fort à craindre que les millésimes 2013 et 2014 laisseront encore plus de traces qu’en 2012. Il est évident que dorénavant l’acquéreur aura besoin de préparer avec soin son projet immobilier avant de se lancer. voir ici

  3. Franchement je me demande si les courbes de Friggit ont un sens et si on peut concrètement s’y fier. Ca fait déjà près de 5 ans qu’on nous rabâche les oreilles avec un décrochage imminent. quand on s’intéresse à la courbe « Indice prix / revenus dispo », on voit seulement qu’un niveau tunnel est en train de se dessiner, avec une tendance baissière qui devrait se poursuivre sur les deux prochaines années.

  4. D’accord avec les commentaires précédents. Il y a des régions en France où le m² se situe entre 1000 et 1500€, et ce n’est pas rare. Parfois moins même. Quand on voit un bien (même à rafraichir) de 110m² avec terrain pour 70k€, on se dit que ça ne peut guère baisser. Ensuite, évidemment Paris et sa banlieue, c’est autre chose. Ne mélangeons pas tout.

  5. Juste un détail : Le marché de l’immobilier n’existe pas.
    Il y a des marchés, très différents selon que l’on parle de neuf ou d’ancien, et selon la zone géographique, la démographie, l’emploi….
    Donc, les généralités ne dessinent qu’une tendance abstraite qui demande à être vérifiée ou démentie au cas par cas.

  6. Merci, je vais pouvoir indiquer le lien vers cet article dans le forum immobilier ou officient de nombreux pessimistes annonceurs de catastrophes depuis 2009.