Veut-on vraiment décourager les petits bailleurs privés ?

Le par



Le parc locatif privé représente 20 % des logements du territoire (6,5 millions de logements). Il est détenu en majorité par de petits propriétaires fonciers dont la principale motivation reste de compléter leurs revenus ou préparer leur retraite.

Ces bailleurs particuliers sont devenus un maillon très important du logement en France. Je pense qu’il existe pourtant un risque réel que ces petits épargnants se retirent du marché locatif. Pour quelle raison ? La fiscalité de moins en moins avantageuse et les loyers qui ont tendance à stagner, faute de pouvoir d’achat.

Je comprends la difficulté de certains locataires à se loger compte tenu du niveau des loyers dans les secteurs tendus. Mais ce n’est certainement pas en décourageant les petits bailleurs privés d’investir que l’on fera baisser les loyers, bien au contraire. Je pense qu’il faut inciter à investir dans l’immobilier locatif avec une fiscalité raisonnable et un système d’amortissement fiscal. Ce dernier pourrait d’ailleurs être limité aux zones tendues avec éventuellement un plafond de ressources des locataires pour éviter l’effet d’aubaine. Nous augmenterons ainsi l’offre locative tout en assurant une rentabilité raisonnable au propriétaire. Au bout de la chaine, c’est le locataire qui sortira gagnant.

Richard Horbette.

Fondateur de LocService.fr

 

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  • …la baisse des loyers ne sera pas la solution de toute façon…!!!
    si tu ne peut pas payer 750€ par mois, tu peut baisser de 5%  tu ne pourras pas plus le payer…!!!
    maintenant si tu le baisse de 10%, autant ne plus le louer et payer la taxe de non habitation tu seras pas plus perdant….

  • L’assurance locative est un bon outil mais pas la panacée. Car les assureurs ont pour obligation (et pour objectif) de ne pas perdre d’argent. Ce qui veut dire que pour chaque produit, ils vont comparer le montant des primes encaissées et le montant des sinistres (le joli mot que voilà, pour montrer à quel point il est désagréable d’avoir à payer…). Et dès que le ratio qui en découle dépasse un certain niveau, ils vont se retirer de ce marché ou augmenter le niveau des primes pour rééquilibrer.
    Quand on sait ça, on mesure vite que l’élargissement d’un marché, s’il augmente inconsidérément les risques de l’assureur ou si le niveau des primes est jugé trop peu rémunérateur, n’entraîne pas automatiquement une envie folle de faire des propositions. Il y a d’ailleurs assez peu d’assureurs sur le marché actuel de la GRL…
    Pour en revenir au sujet de l’article, c’est effectivement par le biais d’une offre abondante et bien calibrée qu’on arrivera à obtenir des logements au bon endroit et au bon prix. Mais il va falloir faire bouger les lignes.

  • C’est sûr qu’une GRL obligatoire simplifierait beaucoup de choses, tant du côté locataire que propriétaire et éviterait la peur du locataire insolvable…Mais cela ne risque-t-il pas de faire grimper les prix des loyers, et donc de simplement reporter le problème ? (il faut bien que le bailleur répercute le coût de l’assurance…enfin arrêtez-moi si je me trompe ^^)

  • la GRL obligatoire pour tous les locataires…et plus de problème pour les locations…