Bulle immobilière ou simple correction ?

Le par



La bulle fait peur! Omniprésente dans la presse, la bulle fait vendre. Mais en fait, quelle bulle ?

Je pense qu’il y aura bulle de l’immobilier lorsque l’on se retournera pour la désigner. Les spectateurs l’attendent depuis des années en attendant de devenir propriétaires.

Le marché de l’immobilier ou plutôt, les marchés immobiliers sont, nous le savons risqués, mais ils ne devraient pas baisser sévèrement. A défaut de bulle, des corrections ont bien lieu. Il y a un net ralentissement du marché de l’immobilier. On ne peut que s’en réjouir dans un intérêt général car le ratio prix/revenu disponible des ménages s’est envolé !
Depuis le début de l’année, j’observe un inversement des rapports de force. D’un marché de vendeurs, nous sommes passés à un marché d’acheteurs. Les acquéreurs reprennent la main !

Ce n’est plus le manque d’offre qui dicte les prix mais plutôt la baisse ou l’absence de demande dans un marché de second voire de multi-accédants à défaut de primo. L’effondrement du crédit et le ralentissement des transactions en sont révélateurs.

Sans correction des prix, le volume des transactions restera faible. Il faudra du temps pour que les vendeurs acceptent l’idée de baisser la valeur de leur bien, valeur plus spéculative qu’affective.
L’attentisme observé au 1er trimestre peut modifier la donne, C’est désormais l’accès au crédit qui régule le marché et ce avant l’offre !

 Jean-François Jagle

Conseiller Immobilier Laforêt

Bookmark and Share
  • clem67 dit :

    Oui je pense qu’il ne faut pas généraliser, certaines régions ont un marché très régulier, et ce, depuis toujours. Et travaillant dans la branche je peux vous dire que je ne compte pas mes heures, mes ventes sont astronomiques pour ce mois ci et les prévisions pour mai sont excellentes (retours de vacances). Biensûr que beaucoup attendent la fin des élections mais cela changera quoi ? Le dernier à avoir fait des promesses les a tenu durant 6 mois… Aujourd’hui le gros problème ce sont les banques qui déconseillent fortement leurs clients possédant des fonds placés dans leur établissement de s’engager sur un projet immobilier en leur prédisant le pire, et ça marche ! J’en ai 5 qui ont pris peur ce mois-ci avec d’excellents revenus, c’est aberrant !

  • Comme toujours, la régulation du marché commence par les volumes. Nous y sommes. Cherté des produits, manque de visibilité, élections nationales, crédit plus difficile, les motifs ne manquent pas pour différer une décision ou ne pas arriver à la concrétiser.
    L’effet sur les prix n’est pas écrit à l’avance. Effectivement, si l’on espère maintenir les volumes de vente, il faudra un ajustement des prix dans l’ancien. Mais cet ajustement sera très variable suivant les zones géographiques et le nombre de vendeurs. Car il y a vendeur et vendeur, entre le vendeur qui est obligé de vendre et l’opportuniste en quête de plus-value. Combien de divisions dans chaque camp ?
    Quant au marché du neuf, il peut y avoir des opportunités ponctuelles, mais à la différence de l’ancien, il y a un prix de revient et les promoteurs adapteront la quantité de programmes immobiliers lancés au volume des ventes car ils ne peuvent pas se permettre de vendre à perte durablement et sur des volumes significatifs. Se faire pincer les doigts dans la porte, c’est possible, mais organiser un marché déséquilibré, non.