Le marché immobilier US ne sait plus ou donner de la tête…
Par admin • 21 jan, 2010 • Catégorie: Amérique, La Une... Inscrivez vous à la newsletterAlors que tout le monde pense à une sortie de crise immobilière aux Etats-Unis, il est temps de faire le bilan des mises en chantier au cours de l’année 2009. Il n’est pas brillant malgré un regain en fin d’année et affiche ainsi une baisse de 39% sur l’ensemble de l’année. Imaginez un peu, 905500 logements ont été mis en chantier en 2008 et seulement 553 000 en 2009 !
Pour les demandes de permis de construire la tendance est sensiblement la même, le rebond de la fin de l’année n’apporte rien et la baisse est de 37% sur la simple année 2009.
L’année 2010 ne devrait pas avoir trop de mal à faire mieux que ces résultats.





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Alors que tout le monde pense à une sortie de crise immobilière aux Etats-Unis, il est temps de faire le bilan des mises……
Ces évolutions n’ont rien de surprenant, et ont déjà été augurées par de nombreux commentateurs.
L’éclatement des bulles spéculatives est généralement ponctué à ses débuts, par le bull-trap, puis la phase de « return to normal ». Le bull-trap est derrière nous, et nous quittons progressivement le « return to normal ».
Selon Jean-Paul Rodrigue , les phases à venir sont maintenant « l’angoisse » : celles que les vendeurs ressentent maintenant en se demandant si finalement, ils n’auraient pas dû accepter cette offre à -30 % de leur prétention (cf commentaires sur immonot), et si réellement les hausse de prix que les AI claironnent sont confirmées par des vraies ventes.
Puis nous entrerons dans la phase de « désespoir », là où chacun essaiera de limiter la casse, en considérant que nous sommes partis pour 5 ans d’aggravation du chômage (cf commentaires de Lagarde), et que le fait que l’offre de logement neuf diminue ne change rien à la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs.
Mais laissons encore ceux qui raisonnent avec des concepts libéraux d’équilibre entre offre et demande, commettre la même erreur qu’ils faisaient en rêvant que le marché se régule tout seul. Ils confondent tout simplement le besoin, et la demande solvable. C’est bête, c’est juste un détail, mais cela fait toute la différence…!
Nous attendons avec impatience les chiffres de l’INSEE de début février, même si elles ne reflèteront pas encore l’évolution de janvier.