Tunnel de Friggit : mise à jour

Le par



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Après mon article sur la tendance immobilière selon Jacques Friggit qui je le rappelle est économiste au MEEDDM (ministère en charge du logement), je vous propose une mise à jour des fameuses courbes du même nom. Je sais que certains ont tenté de les trouver sur le blog mais je ne les tiens pas à jour comme le blog zerodette. Dans ce dernier article je vous avez indiqué les deux perspectives possibles pour la marché de l’immobilier selon Friggit : une forte baisse de 30 à 35% à l’horizon 2015-2018 ou une stagnation des prix qui pourrait durer jusque 2025-2030.

Personnellement je ne crois pas à un marché stable aussi longtemps et je ne crois pas non plus à une baisse immobilière aussi radicale. Mais bon une baisse est certainement possible cf mon article : Quand les taux des crédits remonteront ça fera mal…

Bref, assez discuté, voici le tunnel de Friggit mis à jour dans sa version d’octobre 2010 (au passage merci à zero dette).

tunnel-friggit-octobre-2010

Pour consulter la source suivez : CGEDD

Conclusion : effectivement, je confirme , il y a une tendance différente entre l’évolution des prix de l’immobilier et la courbe des revenus des ménages ne France. Logiquement et théoriquement, une forte baisse de l’immobilier devrait être envisagée pour éviter une nouvelle bulle immobilière. Concrètement, ce ne sera pas le cas car ces courbes n’intègrent pas l’offre et la demande. L’offre étant bien inférieur à la demande, un krach immobilier ne peut être envisagé…. mais une petite baisse oui.

3 réflexions au sujet de « Tunnel de Friggit : mise à jour »

  1. De quel marché parlez-vous ? Je sais que la France ne se résume pas à Paris, mais en Ile-de-France on trouve difficilement à moins de 200K quant au cap des 350, en proche banlieue parisienne, on est à peine sur des 2/3 pièces.
    Aujourd’hui les biens continuent de se vendre évidemment, et cela durera tant que le marché ne dévissera pas. Mais je le répète, évaluer le marché de l’immobilier – qui échappe aux analyses traditionnelles des marchés – en se basant sur les transactions de particuliers c’est faire abstraction d’un certains nombres d’acteurs et de données qui influencent lourdement le marché. Les taux artificiellement bas, les petits épargnants profitant de plans d’investissement ne sont qu’une mince partie de ce qui porte le marché. Pour les acheteurs, n’oublions pas que nous avons à nouveau atteint un record et que le prix de l’immobilier est plus que jamais dé-corrélé des capacités d’achat des Français.
    Si nous étions réellement dans un marché d’offre et de demande, l’augmentation serait pondérée par la capacité d’achat limitée et n’aurait jamais atteint ces niveaux et de toute façon la pénurie de logement n’est si importante qu’elle puisse ne serait-ce que commencer à expliquer les envolées vertigineuses auxquelles nous avons assisté.

  2. aujourd’hui le marché se concentre sur deux type de bien…
    de 50 à 150 000 et de 250 à 350 000…

    dans ces deux categories les bien sont rarent car pas mal d’acheteur et peu de baisse, voir plutot un maintient ou
    une tres tres legere hausse….

    par contre, pour la tranche 150 à 250 000, des baisses significative se font ressentir, car peut d’acheteur et
    beaucoup de bien sur le marché …
    le DPE joue un role primordiale, car les epaves thermiques ne se vende qu’avec une enorme baisse!!!

    et derniere chose il y a toujours une demande importante meme si les biens ne se vendent pas tout de suite on est pratiquement sur de les vendes a un bon tarif…

  3. Votre conclusion est, selon moi, erronée car elle part du principe que c’est un marché d’offre et de demande, autrement dit « sain ». Or, depuis 2000, l’immobilier est un marché hautement spéculatif (migration des petits investisseurs de la bourse vers l’immobilier, présence de poids lourds – spéculateurs, banques, assurances) qui a artificiellement stimulé l’augmentation. Ce n’est pas le volume de transactions de particuliers qui est responsable de la flambée des 10 dernières années.
    Or, la remontée des taux qui s’annonce va freiner les achats sans oublier que certaines institutions ayant besoin de refinancement pourraient lâcher de gros volumes. Si le marché amorçait un début d’inversion, les acteurs détenant des montants significatifs dans l’immobilier réagiraient très vite pour éviter de perdre trop et ce sera le signe de la curée, les spéculateurs ayant tout intérêt à une chute rapide et importante (vendre au max et acheter au plus bas).
    En bref, une correction mineure serait de l’ordre de -15%, la plus probable étant aux alentours de 30% bien qu’il ne soit pas exclu que par endroit les prix chutent jusqu’à 50%. Car nous sommes bel et bien dans une bulle immobilière prête à exploser. Pour 2011 ? Difficile à dire, car la purge aurait déjà dû se produire, preuve que le marché tient très artificiellement.