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L’exode urbain : de la ville à la campagne

Par Priximmo • 26 jan, 2010 • Catégorie: Logement et immobilier, toujours plus... Inscrivez vous à la newsletter
3303331953036 L’exode urbain : de la ville à la campagne

Alors qu’au XIXe siècle et jusque vers 1970, la France avait – comme les autres pays d’Europe – connu un exode rural qui a concerné quelque 12 millions de personnes, on assiste désormais aussi à un mouvement inverse.
En effet, depuis quarante ans environ, plus de 5 millions de personnes ont quitté la ville pour s’installer dans leur périphérie voire dans la campagne. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? Cet ouvrage apporte des réponses ; il se penche aussi sur ses conséquences multiples et souvent méconnues.

L’exode urbain correspond à un départ de citadins vers les couronnes des pôles urbains (périurbanisation), mais aussi vers des espaces à dominante rurale (rurbanisation). Il est lié à une attente, majoritaire dans la population – et que beaucoup jugent mythique -, en termes d’accession à la propriété d’une maison individuelle et d’un style de vie plus proche de la nature. Il correspond aussi, à un moindre degré, à la nécessité dans laquelle se trouvent nombre de ménages à faibles revenus de se loger à moindre coût.

L’exode urbain a des conséquences multiples, à ce jour mal appréhendées : sur la démographie, sur la vie sociale, sur le logement et la mobilité, sur l’agriculture, sur l’environnement.

Après avoir décrit avec précision les ressorts de ce phénomène, l’auteur suggère des mesures qui permettraient d’en conserver les avantages (la possession d’une maison avec jardin), tout en en réduisant les inconvénients (consommation excessive d’espace et d’énergie, dégradation esthétique de maints villages par des constructions nouvelles).

Pierre Merlin est professeur émérite à l’Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et président de l’Institut d’urbanisme et d’aménagement de la Sorbonne.

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Une Réponse »

  1. Sujet intéressant que celui consacré à cet ouvrage.
    Sûrement comme chacun d’entre nous, j’ai observé ce phénomène dans les villes où je travaille et où j’habite.
    Les centres villes sont habités par des personnes âgées souvent seules, des étudiants, ou jeunes célibataires.
    Les premiers occupent parfois d’immenses maisons bourgeoises, au 3/4 inhabitées, sans pouvoir complètement les entretenir, ou seulement en recourant à des entreprises.
    Les seconds sont en location dans des logements à peine salubres, pour des durées courtes et paient des loyers souvent exhorbitants. Les derniers auraient bien voulu acheter plus grand, mais leur emprunt sur 25 ans ne leur laisse qu’un appartement de 30 m². Alors ils s’y sont résignés sachant qu’ils déménageront peut-être quand ils seront licenciés, et espère que l’augmentation du marché immobilier leur permettra une plus-value. Ce sont eux les premiers victimes de spéculation immobilière, car leur pouvoir d’achat a été terriblement errodé.
    La dernière catégorie n’est pas mieux lotie. Pour loger ses 3 enfants, et avoir un petit jardinet pour le toutou et un petit garage pour les vélos des petits, pas la peine de chercher une grande maison en centre ville. Elles sont occupées par leur propriétaire du 3ème âge, et lorsqu’ils décèdent, les héritiers n’ont aucun scrupule a demandé une fortune pour une maison où tout est à refaire de l’isolation, à l’installation électrique.
    Alors, il ne reste plus qu’à chercher en périphérie, un terrain vendu hors de prix du fait de la raréfaction de l’offre encore aggravée par les SCOT et PLU, et la restriction de la constructibilité. L’UNCMI a d’ailleurs dénoncé ces dérive qui freine les construction neuves.
    Résultats les centres villes se dépeuplent avec en corrolaire la fin des petits commerce des centres urbains, les propriétaires des centres villes uniquement animés par des logiques de rendement immobilier n’investissent plus et les performances énergétiques des bâtiments sont désastreuses, et les déplacements entre les domicile, lieu de travail et services s’accroissent au prix des émissions de gaz à effets de serre, de la pollution de notre environnement et de la qualité de vie des citoyens.
    Il me semble qu’il faudrait obliger les « investisseurs » des centres villes soit à louer leurs logements vides, soit à entreprendre des travaux, soit à revendre mais en appliquant d’office une décote ou pénalité sur les mauvaises performances énergétiques. A défaut, avec près de 40 % des émissions de GES liés au bâtiment, on ne tiendra jamais le protocole de Kyoto.
    Le drame est que les collectivités locales supportant de plus en plus de charges de compétences nouvelles transféré par l’Etat, alors que celui-ci lui supprime encore des recettes, n’ont pas les moyens de mener de vraies et audacieuses politiques de renouvellement des centres urbains.
    C’est aussi pour ces raisons qu’il est salvateur que les prix des logements s’écroulent, pour que le prix de marché des ruines encore debout, ne constitue pas un frein au renouvellement de l’habitat

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