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	<title>Commentaires sur : Reprise de l&#8217;immobilier, ce n&#8217;est pas pour tout de suite&#8230;</title>
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	<description>Tout savoir sur les prix de l&#039; immobilier pour particuliers ou professionnels</description>
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		<title>Par : acim</title>
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		<dc:creator>acim</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 13:12:59 +0000</pubDate>
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		<description>Certes les papy boomers ont bénéficié d&#039;une période d&#039;inflation qui leur a permis d&#039;acheter de l&#039;immobilier à bon compte. Mais c&#039;est une catégorie dans laquelle le taux de mortalité lié à l&#039;âge est le plus important... d&#039;où des héritages à prévoir, de plus en plus nombreux.&lt;div class=&quot;comment-remix-meta&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;replyto&quot; onclick=&quot;replyto(&#039;113&#039;,&#039;acim&#039;); return false;&quot;&gt;Reply&lt;/a&gt;  - &lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;quote&quot; onclick=&quot;quote(&#039;113&#039;,&#039;acim&#039;,&#039;Certes les papy boomers ont b&#195;&#169;n&#195;&#169;fici&#195;&#169; d\&#039;une p&#195;&#169;riode d\&#039;inflation qui leur a permis d\&#039;acheter de l\&#039;immobilier &#195;&#160; bon compte. Mais c\&#039;est une cat&#195;&#169;gorie dans laquelle le taux de mortalit&#195;&#169; li&#195;&#169; &#195;&#160; l\&#039;&#195;&#162;ge est le plus important... d\&#039;o&#195;&#185; des h&#195;&#169;ritages &#195;&#160; pr&#195;&#169;voir, de plus en plus nombreux.&#039;); return false;&quot;&gt;Quote&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
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<div class="comment-remix-meta"><a href="#" class="replyto" onclick="replyto('113','acim'); return false;">Reply</a>  &#8211; <a href="#" class="quote" onclick="quote('113','acim','Certes les papy boomers ont b&Atilde;&copy;n&Atilde;&copy;fici&Atilde;&copy; d\'une p&Atilde;&copy;riode d\'inflation qui leur a permis d\'acheter de l\'immobilier &Atilde;&nbsp; bon compte. Mais c\'est une cat&Atilde;&copy;gorie dans laquelle le taux de mortalit&Atilde;&copy; li&Atilde;&copy; &Atilde;&nbsp; l\'&Atilde;&cent;ge est le plus important... d\'o&Atilde;&sup1; des h&Atilde;&copy;ritages &Atilde;&nbsp; pr&Atilde;&copy;voir, de plus en plus nombreux.'); return false;">Quote</a></div>
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		<title>Par : xp14</title>
		<link>http://prix-immobilier.info/2009/11/reprise-de-limmobilier-ce-nest-pas-pour-tout-de-suite/comment-page-1/#comment-102</link>
		<dc:creator>xp14</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 17:21:09 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour Eriksson,

merci pour ton analyse très pertinente. N&#039;hésites pas commenter les articles en revenant sur notre site.

Priximmo&lt;div class=&quot;comment-remix-meta&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;replyto&quot; onclick=&quot;replyto(&#039;102&#039;,&#039;xp14&#039;); return false;&quot;&gt;Reply&lt;/a&gt;  - &lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;quote&quot; onclick=&quot;quote(&#039;102&#039;,&#039;xp14&#039;,&#039;Bonjour Eriksson,\n\nmerci pour ton analyse tr&#195;&#168;s pertinente. N\&#039;h&#195;&#169;sites pas commenter les articles en revenant sur notre site.\n\nPriximmo&#039;); return false;&quot;&gt;Quote&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Eriksson,</p>
<p>merci pour ton analyse très pertinente. N&#8217;hésites pas commenter les articles en revenant sur notre site.</p>
<p>Priximmo
<div class="comment-remix-meta"><a href="#" class="replyto" onclick="replyto('102','xp14'); return false;">Reply</a>  &#8211; <a href="#" class="quote" onclick="quote('102','xp14','Bonjour Eriksson,\n\nmerci pour ton analyse tr&Atilde;&uml;s pertinente. N\'h&Atilde;&copy;sites pas commenter les articles en revenant sur notre site.\n\nPriximmo'); return false;">Quote</a></div>
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		<title>Par : Eriksson</title>
		<link>http://prix-immobilier.info/2009/11/reprise-de-limmobilier-ce-nest-pas-pour-tout-de-suite/comment-page-1/#comment-101</link>
		<dc:creator>Eriksson</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 09:13:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://prix-immobilier.info/?p=1017#comment-101</guid>
		<description>Pourquoi cette &quot;reprise&quot; de l&#039;immobilier est illusoire.
La première réponse, assez immédiate et évidemment une réductrice, est qu&#039;on n&#039;est pas revenu dans la zone d&#039;équilibre du tunnel de Friggit.
Plusieurs raisons doivent être invoquées pour expliquer pourquoi la bulle n&#039;a fini d&#039;expulser son surplus spéculatif :
* sociologique et démographie, tout d&#039;abord :
avec un transfert progressif du patrimoine vers les générations les plus anciennes, en particulier la génération dorée des baby-boomers qui n&#039;ont seulement ont connu les trente glorieuses et une élévation constante de leur niveau de vie, mais aussi ont acquis à bon compte leur patrimoine immobilier lors d&#039;une période de forte inflation, puis cumulé les héritages (pour les plus chanceux d&#039;entre eux). Cependant, s&#039;ils ne sont pas pressés de lâcher sur les prix, parfois de leur logement secondaire, ce transfert de patrimoine, se fait au détriment de la génération suivante (primo-accédante) qui non seulement voit son pouvoir d&#039;achat réduit du fait du prix (cf tunnel de Friggit), mais aussi subit une plus grande incertitude professionnelle (plus de précarité , voire paupérisation des jeunes), et doit supporter une dette collective croissante (envers les retraites, et du fait de la dette publique). Cette situation va arriver d&#039;ici peu à sa zone de rupture et l&#039;inflexion est inévitable.
* financière ensuite :
La période écoulée a été caractérisée par un transfert important des revenus du travail vers les revenus du capital. L&#039;appétit a été tel que les dividendes servis ont même souvent excédés les résultats des entreprises au prix de leur endettement. Cette situation a été aggravée par la facilité déconcertante avec laquelle les banques ont créés des liquidités avec des prêts à qui en voulait. Tout ceci a amené un décalage entre le capital existant supposé, et la richesse réellement produite (par le travail), alors que l&#039;inflation étai contenue par des taux bas.
La première chute des bourses a amené certains à crier au loup en mettant en garde contre une supposée &#039;destruction de valeur&quot;. Il n&#039;en était rien, car cette valeur symbolisée par la montée vertigineuse des index boursier n&#039;était que fumée. Pas de valeur sans travail, et ce ne sont pas les spéculateurs qui la créent. Les pouvoirs publics sont venus à la rescousse des banques pour sauver le système, mais la valeur fictive des actifs spéculatifs n&#039;est toujours pas revenue au niveau de l&#039;économie réelle, et le double dip de l&#039;économie nous attend toujours. Les actifs spéculatifs fictifs errent toujours sur le marché, et n&#039;ont pas encore quitté le marché de l&#039;immobilier.
* économique ensuite :
Aborder l&#039;évolution des prix par la seule approche de l&#039;équilibre entre l&#039;offre et la demande ne suffit pas. De nombreux vendeurs et agences immobilières jubilent en spéculant sur la baisse des mises en chantier pour estimer que le besoin excédant l&#039;offre , les prix regrimperont. Cependant, il ne faut pas confondre besoin (réel : tout le monde convient de la dégradation de la qualité de logement, en particulier des surfaces et de l&#039;éloignement pour les jeunes familles), et demande solvable. Comment dans un contexte où les banques sont redevenues frileuses (ou réalistes ?), avec un pouvoir d&#039;achat des classes moyennes qui régresse, et une population jeune qui se paupérise, comment donc imaginer qu&#039;ils accéderont à cette capacité d&#039;endettement sur 30 ans pour acquérir un logement dont le prix se situe entre deux et trois fois celui auquel les vendeurs l&#039;ont acquis. Quand en plus de cela, se profile le spectre des licenciements, la réduction des protections sociales (y compris en matière de droit du travail) et l&#039;aggravation de la fiscalité sur les classes moyennes (par les prélèvements indirects) au profit des possédants, comment imaginer que ces classes accepteront cette aliénation d&#039;une dette sans perspective de sécurité du futur. Il n&#039;y a qu&#039;à lire les forum où le public s&#039;exprime pour mesurer la détresse non pas des vendeurs ou professionnels (qui claironnent la reprise du marché depuis le début même de sa chute), mais des acheteurs, qui ont le net sentiment d&#039;une grande injustice sociale et économique.
Une fois que le berger a complètement tondu ses moutons, il faut qu&#039;il se dise à un moment, qu&#039;il n&#039;y a plus rien à prendre sinon la vie de ses moutons, et celle de ses propres revenus.

Merci de vos réactions (même indignées).&lt;div class=&quot;comment-remix-meta&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;replyto&quot; onclick=&quot;replyto(&#039;101&#039;,&#039;Eriksson&#039;); return false;&quot;&gt;Reply&lt;/a&gt;  - &lt;a href=&quot;#&quot; class=&quot;quote&quot; onclick=&quot;quote(&#039;101&#039;,&#039;Eriksson&#039;,&#039;Pourquoi cette \&quot;reprise\&quot; de l\&#039;immobilier est illusoire.\r\nLa premi&#195;&#168;re r&#195;&#169;ponse, assez imm&#195;&#169;diate et &#195;&#169;videmment une r&#195;&#169;ductrice, est qu\&#039;on n\&#039;est pas revenu dans la zone d\&#039;&#195;&#169;quilibre du tunnel de Friggit.\r\nPlusieurs raisons doivent &#195;&#170;tre invoqu&#195;&#169;es pour expliquer pourquoi la bulle n\&#039;a fini d\&#039;expulser son surplus sp&#195;&#169;culatif :\r\n* sociologique et d&#195;&#169;mographie, tout d\&#039;abord :\r\navec un transfert progressif du patrimoine vers les g&#195;&#169;n&#195;&#169;rations les plus anciennes, en particulier la g&#195;&#169;n&#195;&#169;ration dor&#195;&#169;e des baby-boomers qui n\&#039;ont seulement ont connu les trente glorieuses et une &#195;&#169;l&#195;&#169;vation constante de leur niveau de vie, mais aussi ont acquis &#195;&#160; bon compte leur patrimoine immobilier lors d\&#039;une p&#195;&#169;riode de forte inflation, puis cumul&#195;&#169; les h&#195;&#169;ritages (pour les plus chanceux d\&#039;entre eux). Cependant, s\&#039;ils ne sont pas press&#195;&#169;s de l&#195;&#162;cher sur les prix, parfois de leur logement secondaire, ce transfert de patrimoine, se fait au d&#195;&#169;triment de la g&#195;&#169;n&#195;&#169;ration suivante (primo-acc&#195;&#169;dante) qui non seulement voit son pouvoir d\&#039;achat r&#195;&#169;duit du fait du prix (cf tunnel de Friggit), mais aussi subit une plus grande incertitude professionnelle (plus de pr&#195;&#169;carit&#195;&#169; , voire paup&#195;&#169;risation des jeunes), et doit supporter une dette collective croissante (envers les retraites, et du fait de la dette publique). Cette situation va arriver d\&#039;ici peu &#195;&#160; sa zone de rupture et l\&#039;inflexion est in&#195;&#169;vitable.\r\n* financi&#195;&#168;re ensuite :\r\nLa p&#195;&#169;riode &#195;&#169;coul&#195;&#169;e a &#195;&#169;t&#195;&#169; caract&#195;&#169;ris&#195;&#169;e par un transfert important des revenus du travail vers les revenus du capital. 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Il n\&#039;en &#195;&#169;tait rien, car cette valeur symbolis&#195;&#169;e par la mont&#195;&#169;e vertigineuse des index boursier n\&#039;&#195;&#169;tait que fum&#195;&#169;e. Pas de valeur sans travail, et ce ne sont pas les sp&#195;&#169;culateurs qui la cr&#195;&#169;ent. Les pouvoirs publics sont venus &#195;&#160; la rescousse des banques pour sauver le syst&#195;&#168;me, mais la valeur fictive des actifs sp&#195;&#169;culatifs n\&#039;est toujours pas revenue au niveau de l\&#039;&#195;&#169;conomie r&#195;&#169;elle, et le double dip de l\&#039;&#195;&#169;conomie nous attend toujours. Les actifs sp&#195;&#169;culatifs fictifs errent toujours sur le march&#195;&#169;, et n\&#039;ont pas encore quitt&#195;&#169; le march&#195;&#169; de l\&#039;immobilier.\r\n* &#195;&#169;conomique ensuite :\r\nAborder l\&#039;&#195;&#169;volution des prix par la seule approche de l\&#039;&#195;&#169;quilibre entre l\&#039;offre et la demande ne suffit pas. De nombreux vendeurs et agences immobili&#195;&#168;res jubilent en sp&#195;&#169;culant sur la baisse des mises en chantier pour estimer que le besoin exc&#195;&#169;dant l\&#039;offre , les prix regrimperont. Cependant, il ne faut pas confondre besoin (r&#195;&#169;el : tout le monde convient de la d&#195;&#169;gradation de la qualit&#195;&#169; de logement, en particulier des surfaces et de l\&#039;&#195;&#169;loignement pour les jeunes familles), et demande solvable. Comment dans un contexte o&#195;&#185; les banques sont redevenues frileuses (ou r&#195;&#169;alistes ?), avec un pouvoir d\&#039;achat des classes moyennes qui r&#195;&#169;gresse, et une population jeune qui se paup&#195;&#169;rise, comment donc imaginer qu\&#039;ils acc&#195;&#169;deront &#195;&#160; cette capacit&#195;&#169; d\&#039;endettement sur 30 ans pour acqu&#195;&#169;rir un logement dont le prix se situe entre deux et trois fois celui auquel les vendeurs l\&#039;ont acquis. Quand en plus de cela, se profile le spectre des licenciements, la r&#195;&#169;duction des protections sociales (y compris en mati&#195;&#168;re de droit du travail) et l\&#039;aggravation de la fiscalit&#195;&#169; sur les classes moyennes (par les pr&#195;&#169;l&#195;&#168;vements indirects) au profit des poss&#195;&#169;dants, comment imaginer que ces classes accepteront cette ali&#195;&#169;nation d\&#039;une dette sans perspective de s&#195;&#169;curit&#195;&#169; du futur. Il n\&#039;y a qu\&#039;&#195;&#160; lire les forum o&#195;&#185; le public s\&#039;exprime pour mesurer la d&#195;&#169;tresse non pas des vendeurs ou professionnels (qui claironnent la reprise du march&#195;&#169; depuis le d&#195;&#169;but m&#195;&#170;me de sa chute), mais des acheteurs, qui ont le net sentiment d\&#039;une grande injustice sociale et &#195;&#169;conomique.\r\nUne fois que le berger a compl&#195;&#168;tement tondu ses moutons, il faut qu\&#039;il se dise &#195;&#160; un moment, qu\&#039;il n\&#039;y a plus rien &#195;&#160; prendre sinon la vie de ses moutons, et celle de ses propres revenus.\r\n\r\nMerci de vos r&#195;&#169;actions (m&#195;&#170;me indign&#195;&#169;es).&#039;); return false;&quot;&gt;Quote&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi cette &laquo;&nbsp;reprise&nbsp;&raquo; de l&#8217;immobilier est illusoire.<br />
La première réponse, assez immédiate et évidemment une réductrice, est qu&#8217;on n&#8217;est pas revenu dans la zone d&#8217;équilibre du tunnel de Friggit.<br />
Plusieurs raisons doivent être invoquées pour expliquer pourquoi la bulle n&#8217;a fini d&#8217;expulser son surplus spéculatif :<br />
* sociologique et démographie, tout d&#8217;abord :<br />
avec un transfert progressif du patrimoine vers les générations les plus anciennes, en particulier la génération dorée des baby-boomers qui n&#8217;ont seulement ont connu les trente glorieuses et une élévation constante de leur niveau de vie, mais aussi ont acquis à bon compte leur patrimoine immobilier lors d&#8217;une période de forte inflation, puis cumulé les héritages (pour les plus chanceux d&#8217;entre eux). Cependant, s&#8217;ils ne sont pas pressés de lâcher sur les prix, parfois de leur logement secondaire, ce transfert de patrimoine, se fait au détriment de la génération suivante (primo-accédante) qui non seulement voit son pouvoir d&#8217;achat réduit du fait du prix (cf tunnel de Friggit), mais aussi subit une plus grande incertitude professionnelle (plus de précarité , voire paupérisation des jeunes), et doit supporter une dette collective croissante (envers les retraites, et du fait de la dette publique). Cette situation va arriver d&#8217;ici peu à sa zone de rupture et l&#8217;inflexion est inévitable.<br />
* financière ensuite :<br />
La période écoulée a été caractérisée par un transfert important des revenus du travail vers les revenus du capital. L&#8217;appétit a été tel que les dividendes servis ont même souvent excédés les résultats des entreprises au prix de leur endettement. Cette situation a été aggravée par la facilité déconcertante avec laquelle les banques ont créés des liquidités avec des prêts à qui en voulait. Tout ceci a amené un décalage entre le capital existant supposé, et la richesse réellement produite (par le travail), alors que l&#8217;inflation étai contenue par des taux bas.<br />
La première chute des bourses a amené certains à crier au loup en mettant en garde contre une supposée &#8216;destruction de valeur&nbsp;&raquo;. Il n&#8217;en était rien, car cette valeur symbolisée par la montée vertigineuse des index boursier n&#8217;était que fumée. Pas de valeur sans travail, et ce ne sont pas les spéculateurs qui la créent. Les pouvoirs publics sont venus à la rescousse des banques pour sauver le système, mais la valeur fictive des actifs spéculatifs n&#8217;est toujours pas revenue au niveau de l&#8217;économie réelle, et le double dip de l&#8217;économie nous attend toujours. Les actifs spéculatifs fictifs errent toujours sur le marché, et n&#8217;ont pas encore quitté le marché de l&#8217;immobilier.<br />
* économique ensuite :<br />
Aborder l&#8217;évolution des prix par la seule approche de l&#8217;équilibre entre l&#8217;offre et la demande ne suffit pas. De nombreux vendeurs et agences immobilières jubilent en spéculant sur la baisse des mises en chantier pour estimer que le besoin excédant l&#8217;offre , les prix regrimperont. Cependant, il ne faut pas confondre besoin (réel : tout le monde convient de la dégradation de la qualité de logement, en particulier des surfaces et de l&#8217;éloignement pour les jeunes familles), et demande solvable. Comment dans un contexte où les banques sont redevenues frileuses (ou réalistes ?), avec un pouvoir d&#8217;achat des classes moyennes qui régresse, et une population jeune qui se paupérise, comment donc imaginer qu&#8217;ils accéderont à cette capacité d&#8217;endettement sur 30 ans pour acquérir un logement dont le prix se situe entre deux et trois fois celui auquel les vendeurs l&#8217;ont acquis. Quand en plus de cela, se profile le spectre des licenciements, la réduction des protections sociales (y compris en matière de droit du travail) et l&#8217;aggravation de la fiscalité sur les classes moyennes (par les prélèvements indirects) au profit des possédants, comment imaginer que ces classes accepteront cette aliénation d&#8217;une dette sans perspective de sécurité du futur. Il n&#8217;y a qu&#8217;à lire les forum où le public s&#8217;exprime pour mesurer la détresse non pas des vendeurs ou professionnels (qui claironnent la reprise du marché depuis le début même de sa chute), mais des acheteurs, qui ont le net sentiment d&#8217;une grande injustice sociale et économique.<br />
Une fois que le berger a complètement tondu ses moutons, il faut qu&#8217;il se dise à un moment, qu&#8217;il n&#8217;y a plus rien à prendre sinon la vie de ses moutons, et celle de ses propres revenus.</p>
<p>Merci de vos réactions (même indignées).
<div class="comment-remix-meta"><a href="#" class="replyto" onclick="replyto('101','Eriksson'); return false;">Reply</a>  &#8211; <a href="#" class="quote" onclick="quote('101','Eriksson','Pourquoi cette \&quot;reprise\&quot; de l\'immobilier est illusoire.\r\nLa premi&Atilde;&uml;re r&Atilde;&copy;ponse, assez imm&Atilde;&copy;diate et &Atilde;&copy;videmment une r&Atilde;&copy;ductrice, est qu\'on n\'est pas revenu dans la zone d\'&Atilde;&copy;quilibre du tunnel de Friggit.\r\nPlusieurs raisons doivent &Atilde;&ordf;tre invoqu&Atilde;&copy;es pour expliquer pourquoi la bulle n\'a fini d\'expulser son surplus sp&Atilde;&copy;culatif :\r\n* sociologique et d&Atilde;&copy;mographie, tout d\'abord :\r\navec un transfert progressif du patrimoine vers les g&Atilde;&copy;n&Atilde;&copy;rations les plus anciennes, en particulier la g&Atilde;&copy;n&Atilde;&copy;ration dor&Atilde;&copy;e des baby-boomers qui n\'ont seulement ont connu les trente glorieuses et une &Atilde;&copy;l&Atilde;&copy;vation constante de leur niveau de vie, mais aussi ont acquis &Atilde;&nbsp; bon compte leur patrimoine immobilier lors d\'une p&Atilde;&copy;riode de forte inflation, puis cumul&Atilde;&copy; les h&Atilde;&copy;ritages (pour les plus chanceux d\'entre eux). Cependant, s\'ils ne sont pas press&Atilde;&copy;s de l&Atilde;&cent;cher sur les prix, parfois de leur logement secondaire, ce transfert de patrimoine, se fait au d&Atilde;&copy;triment de la g&Atilde;&copy;n&Atilde;&copy;ration suivante (primo-acc&Atilde;&copy;dante) qui non seulement voit son pouvoir d\'achat r&Atilde;&copy;duit du fait du prix (cf tunnel de Friggit), mais aussi subit une plus grande incertitude professionnelle (plus de pr&Atilde;&copy;carit&Atilde;&copy; , voire paup&Atilde;&copy;risation des jeunes), et doit supporter une dette collective croissante (envers les retraites, et du fait de la dette publique). Cette situation va arriver d\'ici peu &Atilde;&nbsp; sa zone de rupture et l\'inflexion est in&Atilde;&copy;vitable.\r\n* financi&Atilde;&uml;re ensuite :\r\nLa p&Atilde;&copy;riode &Atilde;&copy;coul&Atilde;&copy;e a &Atilde;&copy;t&Atilde;&copy; caract&Atilde;&copy;ris&Atilde;&copy;e par un transfert important des revenus du travail vers les revenus du capital. L\'app&Atilde;&copy;tit a &Atilde;&copy;t&Atilde;&copy; tel que les dividendes servis ont m&Atilde;&ordf;me souvent exc&Atilde;&copy;d&Atilde;&copy;s les r&Atilde;&copy;sultats des entreprises au prix de leur endettement. Cette situation a &Atilde;&copy;t&Atilde;&copy; aggrav&Atilde;&copy;e par la facilit&Atilde;&copy; d&Atilde;&copy;concertante avec laquelle les banques ont cr&Atilde;&copy;&Atilde;&copy;s des liquidit&Atilde;&copy;s avec des pr&Atilde;&ordf;ts &Atilde;&nbsp; qui en voulait. Tout ceci a amen&Atilde;&copy; un d&Atilde;&copy;calage entre le capital existant suppos&Atilde;&copy;, et la richesse r&Atilde;&copy;ellement produite (par le travail), alors que l\'inflation &Atilde;&copy;tai contenue par des taux bas.\r\nLa premi&Atilde;&uml;re chute des bourses a amen&Atilde;&copy; certains &Atilde;&nbsp; crier au loup en mettant en garde contre une suppos&Atilde;&copy;e \'destruction de valeur\&quot;. Il n\'en &Atilde;&copy;tait rien, car cette valeur symbolis&Atilde;&copy;e par la mont&Atilde;&copy;e vertigineuse des index boursier n\'&Atilde;&copy;tait que fum&Atilde;&copy;e. Pas de valeur sans travail, et ce ne sont pas les sp&Atilde;&copy;culateurs qui la cr&Atilde;&copy;ent. Les pouvoirs publics sont venus &Atilde;&nbsp; la rescousse des banques pour sauver le syst&Atilde;&uml;me, mais la valeur fictive des actifs sp&Atilde;&copy;culatifs n\'est toujours pas revenue au niveau de l\'&Atilde;&copy;conomie r&Atilde;&copy;elle, et le double dip de l\'&Atilde;&copy;conomie nous attend toujours. Les actifs sp&Atilde;&copy;culatifs fictifs errent toujours sur le march&Atilde;&copy;, et n\'ont pas encore quitt&Atilde;&copy; le march&Atilde;&copy; de l\'immobilier.\r\n* &Atilde;&copy;conomique ensuite :\r\nAborder l\'&Atilde;&copy;volution des prix par la seule approche de l\'&Atilde;&copy;quilibre entre l\'offre et la demande ne suffit pas. De nombreux vendeurs et agences immobili&Atilde;&uml;res jubilent en sp&Atilde;&copy;culant sur la baisse des mises en chantier pour estimer que le besoin exc&Atilde;&copy;dant l\'offre , les prix regrimperont. Cependant, il ne faut pas confondre besoin (r&Atilde;&copy;el : tout le monde convient de la d&Atilde;&copy;gradation de la qualit&Atilde;&copy; de logement, en particulier des surfaces et de l\'&Atilde;&copy;loignement pour les jeunes familles), et demande solvable. Comment dans un contexte o&Atilde;&sup1; les banques sont redevenues frileuses (ou r&Atilde;&copy;alistes ?), avec un pouvoir d\'achat des classes moyennes qui r&Atilde;&copy;gresse, et une population jeune qui se paup&Atilde;&copy;rise, comment donc imaginer qu\'ils acc&Atilde;&copy;deront &Atilde;&nbsp; cette capacit&Atilde;&copy; d\'endettement sur 30 ans pour acqu&Atilde;&copy;rir un logement dont le prix se situe entre deux et trois fois celui auquel les vendeurs l\'ont acquis. Quand en plus de cela, se profile le spectre des licenciements, la r&Atilde;&copy;duction des protections sociales (y compris en mati&Atilde;&uml;re de droit du travail) et l\'aggravation de la fiscalit&Atilde;&copy; sur les classes moyennes (par les pr&Atilde;&copy;l&Atilde;&uml;vements indirects) au profit des poss&Atilde;&copy;dants, comment imaginer que ces classes accepteront cette ali&Atilde;&copy;nation d\'une dette sans perspective de s&Atilde;&copy;curit&Atilde;&copy; du futur. Il n\'y a qu\'&Atilde;&nbsp; lire les forum o&Atilde;&sup1; le public s\'exprime pour mesurer la d&Atilde;&copy;tresse non pas des vendeurs ou professionnels (qui claironnent la reprise du march&Atilde;&copy; depuis le d&Atilde;&copy;but m&Atilde;&ordf;me de sa chute), mais des acheteurs, qui ont le net sentiment d\'une grande injustice sociale et &Atilde;&copy;conomique.\r\nUne fois que le berger a compl&Atilde;&uml;tement tondu ses moutons, il faut qu\'il se dise &Atilde;&nbsp; un moment, qu\'il n\'y a plus rien &Atilde;&nbsp; prendre sinon la vie de ses moutons, et celle de ses propres revenus.\r\n\r\nMerci de vos r&Atilde;&copy;actions (m&Atilde;&ordf;me indign&Atilde;&copy;es).'); return false;">Quote</a></div>
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