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Tout savoir sur les prix de l' immobilier… pour particuliers ou professionnels


Reprise de l’immobilier, ce n’est pas pour tout de suite…

Par xp14 • 23 nov, 2009 • Catégorie: A la Une..., Actualités diverses, France, Prix immobilier

Voilà en gros ce qu’il fallait retenir d’une étude réaliser par la banque HSBC. La banque indique que le marché immobilier va peiner pour se reprendre notamment à cause d’une mauvaise solvabilité des ménages français qui devrait ralentir les vente de biens immobiliers. Selon Hélène Lemoine, l’économiste du groupe spécialiste de l’immobilier, les logements anciens comme les neufs devraient en faire les frais. Le point noir reste l’activité économique qui influe sur le taux de chômage et de ce côté, HSBC est très pessimiste. Ainsi pour la fin 2010, HSBC prévoit une hausse du chômage qui devrait atteindre 11,4%.

A l’opposé, la Fnaim prévoit un léger mieux avec un retour d’une hausse de l’immobilier de manière durable dans le deuxième semestre 2010. Les statistiques de la Fnaim rassurent avec notamment une hausse de 0,6% des prix de l’immobilier.

Alors bien difficile de savoir quelle tendance suivre dans un contexte pareil. Les arguments des uns et des autres sont tout aussi valables. Mais il se peut quand même que HSBC ait bien raison en soulignant les difficultés économiques de la France. Le taux de chômage et le retour de la croissance économique seront décisifs dans les prochains pour conclure à une reprise ou non de l’immobilier.

N’hésitez pas à nous faire partager votre avis…

En savoir plus sur : Immobilier, la reprise se fait encore attendre

Source : Challenges

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3 Réponses »

  1. Pourquoi cette « reprise » de l’immobilier est illusoire.
    La première réponse, assez immédiate et évidemment une réductrice, est qu’on n’est pas revenu dans la zone d’équilibre du tunnel de Friggit.
    Plusieurs raisons doivent être invoquées pour expliquer pourquoi la bulle n’a fini d’expulser son surplus spéculatif :
    * sociologique et démographie, tout d’abord :
    avec un transfert progressif du patrimoine vers les générations les plus anciennes, en particulier la génération dorée des baby-boomers qui n’ont seulement ont connu les trente glorieuses et une élévation constante de leur niveau de vie, mais aussi ont acquis à bon compte leur patrimoine immobilier lors d’une période de forte inflation, puis cumulé les héritages (pour les plus chanceux d’entre eux). Cependant, s’ils ne sont pas pressés de lâcher sur les prix, parfois de leur logement secondaire, ce transfert de patrimoine, se fait au détriment de la génération suivante (primo-accédante) qui non seulement voit son pouvoir d’achat réduit du fait du prix (cf tunnel de Friggit), mais aussi subit une plus grande incertitude professionnelle (plus de précarité , voire paupérisation des jeunes), et doit supporter une dette collective croissante (envers les retraites, et du fait de la dette publique). Cette situation va arriver d’ici peu à sa zone de rupture et l’inflexion est inévitable.
    * financière ensuite :
    La période écoulée a été caractérisée par un transfert important des revenus du travail vers les revenus du capital. L’appétit a été tel que les dividendes servis ont même souvent excédés les résultats des entreprises au prix de leur endettement. Cette situation a été aggravée par la facilité déconcertante avec laquelle les banques ont créés des liquidités avec des prêts à qui en voulait. Tout ceci a amené un décalage entre le capital existant supposé, et la richesse réellement produite (par le travail), alors que l’inflation étai contenue par des taux bas.
    La première chute des bourses a amené certains à crier au loup en mettant en garde contre une supposée ‘destruction de valeur ». Il n’en était rien, car cette valeur symbolisée par la montée vertigineuse des index boursier n’était que fumée. Pas de valeur sans travail, et ce ne sont pas les spéculateurs qui la créent. Les pouvoirs publics sont venus à la rescousse des banques pour sauver le système, mais la valeur fictive des actifs spéculatifs n’est toujours pas revenue au niveau de l’économie réelle, et le double dip de l’économie nous attend toujours. Les actifs spéculatifs fictifs errent toujours sur le marché, et n’ont pas encore quitté le marché de l’immobilier.
    * économique ensuite :
    Aborder l’évolution des prix par la seule approche de l’équilibre entre l’offre et la demande ne suffit pas. De nombreux vendeurs et agences immobilières jubilent en spéculant sur la baisse des mises en chantier pour estimer que le besoin excédant l’offre , les prix regrimperont. Cependant, il ne faut pas confondre besoin (réel : tout le monde convient de la dégradation de la qualité de logement, en particulier des surfaces et de l’éloignement pour les jeunes familles), et demande solvable. Comment dans un contexte où les banques sont redevenues frileuses (ou réalistes ?), avec un pouvoir d’achat des classes moyennes qui régresse, et une population jeune qui se paupérise, comment donc imaginer qu’ils accéderont à cette capacité d’endettement sur 30 ans pour acquérir un logement dont le prix se situe entre deux et trois fois celui auquel les vendeurs l’ont acquis. Quand en plus de cela, se profile le spectre des licenciements, la réduction des protections sociales (y compris en matière de droit du travail) et l’aggravation de la fiscalité sur les classes moyennes (par les prélèvements indirects) au profit des possédants, comment imaginer que ces classes accepteront cette aliénation d’une dette sans perspective de sécurité du futur. Il n’y a qu’à lire les forum où le public s’exprime pour mesurer la détresse non pas des vendeurs ou professionnels (qui claironnent la reprise du marché depuis le début même de sa chute), mais des acheteurs, qui ont le net sentiment d’une grande injustice sociale et économique.
    Une fois que le berger a complètement tondu ses moutons, il faut qu’il se dise à un moment, qu’il n’y a plus rien à prendre sinon la vie de ses moutons, et celle de ses propres revenus.

    Merci de vos réactions (même indignées).

  2. Bonjour Eriksson,

    merci pour ton analyse très pertinente. N’hésites pas commenter les articles en revenant sur notre site.

    Priximmo

  3. Certes les papy boomers ont bénéficié d’une période d’inflation qui leur a permis d’acheter de l’immobilier à bon compte. Mais c’est une catégorie dans laquelle le taux de mortalité lié à l’âge est le plus important… d’où des héritages à prévoir, de plus en plus nombreux.

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